Hypertrophie mammaire

Hypertrophie mammaire

Hypertrophie mammaire

Objectifs :

L’intervention chirurgicale a pour but la réduction du volume des seins, la correction de la ptose et d’une éventuelle asymétrie, afin d’obtenir deux seins harmonieux en eux-mêmes et par rapport à la morphologie de la patiente (deux seins réduits, ascensionnés, symétrisés et remodelés).

Principes :

L’intervention réalise l’ablation du tissu glandulaire en excès. On conserve un volume en harmonie avec la silhouette de la patiente et conforme à ses désirs. Ce volume glandulaire résiduel est ascensionné, concentré et remodelé. Il faut ensuite adapter l’enveloppe cutanée, ce qui impose de retirer la peau en excès de manière à assurer une bonne tenue et un bon galbe aux nouveaux seins. Les berges de la peau ainsi découpées sont alors suturées : ces sutures sont à l’origine des cicatrices.

Souvent ces cicatrices ont la forme d’un T inversé avec trois composantes : péri-aréolaire au pourtour de l’aréole entre la peau brune et la peau blanche, verticale, entre le pôle inférieur de l’aréole et le sillon sous-mammaire, horizontale, dissimulée dans le sillon sous-mammaire. La longueur de la cicatrice horizontale est proportionnelle à l’importance de l’hypertrophie et de la ptose.

Parfois, notamment lorsque l’hypertrophie et la ptose sont modérées, on peut réaliser une méthode dite « verticale » qui permet de supprimer la cicatrice transversale dans le sillon sous-mammaire et de réduire la rançon cicatricielle à ses composantes péri-aréolaire et verticale.

Résultat :

Hypertrophie mammaire

Il ne peut être jugé qu’à partir d’un an après l’intervention : la poitrine a alors le plus souvent un galbe harmonieux et naturel, symétrique ou très proche de la symétrie. Au-delà de l’amélioration locale, cette intervention a en général un retentissement favorable sur l’équilibre du poids, la pratique des sports, les possibilités vestimentaires et l’état psychologique.
Il convient simplement d’avoir la patience d’attendre le délai nécessaire à l’atténuation des cicatrices et d’observer pendant cette période une bonne surveillance, au rythme d’une consultation environ tous les trois mois pendant un an.
Le sein opéré est un sein qui reste naturel et sensible, notamment aux variations hormonales.

L’intervention

Avant l’intervention

Un bilan pré-opératoire habituel est réalisé conformément aux prescriptions.
Le médecin anesthésiste sera vu en consultation au plus tard 48 heures avant l’intervention.
Outre les examens pré-opératoires habituels, il peut être utile de vérifier l’imagerie mammaire (mammographie, échographie).
Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris dans les 10 jours précédant l’intervention.

Type d’anesthésie

Il s’agit d’une anesthésie générale classique, durant laquelle vous dormez complètement.
Très rarement, dans le cas où le volume mammaire est très important, une autotransfusion sanguine peut être justifiée.

Modalités d’hospitalisation

Une hospitalisation de deux à trois jours est habituellement nécessaire.

L’intervention

Chaque chirurgien adopte une technique qui lui est propre et qu’il adapte à chaque cas pour obtenir les meilleurs résultats.
Toutefois, on peut retenir des principes de base communs:

  • Les tissus enlevés sont systématiquement adressés à un laboratoire spécialisé pour être examinés au microscope (examen histologique).
  • En fin d’intervention un pansement modelant, avec des bandes élastiques en forme de soutien-gorge, est confectionné.
  • En fonction du chirurgien et de l’importance de l’hypertrophie, l’intervention peut durer de deux à trois heures.

Les suites opératoires

Les suites opératoires peuvent être douloureuses les premiers jours, notamment lorsque l’implant est placé derrière le muscle grand pectoral.

On a alors recours à un traitement antalgique pendant quelques jours.

Dans le meilleur des cas, la patiente ressentira une forte sensation de tension.

Œdème (gonflement) et ecchymoses (bleus) des seins, gêne à l’élévation des bras sont fréquents au début.

Le premier pansement est retiré au bout de 24 à 48 heures et remplacé par un pansement plus léger, réalisant une sorte de bustier élastique confectionné sur mesure.

La sortie a lieu 24 à 48 heures après l’intervention, puis la patiente est revue en consultation deux à trois jours plus tard. : on met alors en place un soutien-gorge assurant une bonne contention.

Le port de ce soutien-gorge est conseillé pendant environ un mois, nuit et jour.

Si les fils de suture ne sont pas résorbables, ils sont retirés entre le huitième et le quinzième jours post-opératoires.

Il convient d’envisager une convalescence et un arrêt de travail d’une durée de 8 à 10 jours.

On conseille d’attendre un à deux mois pour reprendre une activité sportive

Les complications

A la suite d’une opération, quelle qu’elle soit, il peut survenir certaines complications, les unes inhérentes à l’acte médical et/ou anesthésique, les autres spécifiques à la plastie mammaire.

 Les bonnes pratiques de sécurité limitent les risques graves mais ne les suppriment pas. 

Certains risques, heureusement exceptionnels, peuvent être imprévisibles et mettre en jeu le pronostic vital ou fonctionnel (embolie, paralysie, septicémie …)
L’anesthésie comporte ses propres complications qui vous seront expliquées lors de l’entretien avec le médecin anesthésiste.

Les risques spécifiques à l’intervention pour hypertrophie mammaire

Même si les suites opératoires sont le plus souvent simples, les complications éventuelles liées à la réduction mammaire sont à connaître. :

Evolution défavorable des cicatrices :

il est normal que la cicatrice s’épaississe et rougisse les premiers mois. Cet aspect lié à la réaction inflammatoire de toute cicatrisation met douze à dix- huit mois à s’améliorer et à se stabiliser. Il arrive que la cicatrice ait une évolution anormale, épaississement ou boursouflure persistant au-delà d’un an. On parle de cicatrices hypertrophiques voire chéloïdes (plus fréquentes sur les peaux noires). Celles-ci peuvent survenir de façon imprévisible et peuvent nécessiter un traitement particulier. Il est important de savoir en ce qui concerne les cicatrices en général, qu’elles s’estompent et seront peu visibles, mais ne disparaîtront pas.

Infection :

la contamination d’une plaie, d’une cicatrice ou d’un orifice de drainage est le plus souvent sans gravité. Elle nécessite rarement un traitement antibiotique mais plutôt des pansements qui seront effectués avec une plus grande fréquence.

Hématome :

le saignement post opératoire est quasi systématique et entraîne des ecchymoses (bleus) sur la peau pendant une à deux semaines. Il peut provoquer un hématome qui se traduit par un gonflement et une tension douloureuse. Il est parfois nécessaire de ré intervenir : pour évacuer l’hématome et contrôler la cause de celui-ci. En cas de saignement important une transfusion sanguine peut s’avérer nécessaire.
-altération de la sensibilité du mamelon: Elle est presque systématique et récupère progressivement en quelques mois.

La nécrose :

C’est la perte d’une zone cutanée plus ou moins étendue qui peut altérer le résultat esthétique : perte de peau, perte du mamelon. Elle est favorisée par la prise de tabac. C’est pourquoi l’arrêt du tabac est vivement conseillé au moins trois semaines avant et après l’intervention. En cas de nécrose, un geste complémentaire à distance (un an) peut s’avérer nécessaire.

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